Zanzibar

Version Guide de Voyage

 

 

 

Précautions sanitaires

Aucune vaccination n’est obligatoire, mais il est très conseillé de se faire vacciner contre: la fièvre jaune, le tétanos, l'hépatite, le typhus et la polio. Il est aussi recommandé de prendre des médicaments contre la malaria. Ici, on a le choix entre 3 produits différents : le premier provoque des effets secondaires très désagréables, le second n’est pas conseillé en cas d’exposition au soleil (!), et le troisième est très cher. Alternativement, on peut n’en prendre aucun, mais alors on vit dans la hantise permanente des moustiques.

A ne pas oublier dans vos bagages 

 

Une bonne crème solaire, car on brûle même sans s’exposer. Un chapeau, pour ceux qui attrapent de la calvitie.

 

 

Voyage aérien

 

A Zaventem, on a augmenté la sensibilité des portiques au contrôle des bagages : ils sonnent quand  vous avez mangé des épinards (c’est ce que je suppose, puisque vous n’avez absolument aucun élément métallique sur vous). Même si votre vol est très tôt (avant 6h du matin), il y aura un bar pour vous servir du café.

 

Pendant le vol, qui dure 8h30, vous verrez des films gratuits. Ils sont malheureusement idiots (Friends, Everybody loves Raymond, Love Boat,  ….). 

 

L’aéroport de Zanzibar est en cours de modernisation, et c’est bien nécessaire. Les bagages sont déposés sur un petit comptoir, devant lequel tous les passagers se sont agglutinés.

L’immigration se passe sans trop de problème (pour autant qu’on n’ait pas choisi le guichet où l’employé fait de l’excès de zèle) : il suffit de payer 50$ pour le visa (ou 50€, voir Monnaie, plus loin).

Au retour, vous ferez la file à l’extérieur, sous un soleil de plomb (environ 50°C), pour faire enregistrer vos bagages. Il y a deux files, mais rien n’indique celle qu’il faut prendre ; si vous n’avez pas de chance, l’employé vous enverra faire l’autre file. Vous devrez aussi payer (25$), et passer à deux guichets différents (un pour le paiement, l’autre pour le visa). Quelqu’un vous demandera un bakchich pour prendre votre valise: il ne faut pas le donner !

La salle d’attente sera bondée, ce qui rend le conditionnement d’air totalement inefficace. Heureusement, ils ont de la Stella en bouteilles (moins chère que chez nous !). Il ne faut rien acheter au tax-free Shop, qui est plus cher que dans les boutiques de Stone Town. 

Si votre d’avion a besoin d’une réparation, celle-ci ne peut pas se faire à Zanzibar. Votre avion s’est donc arrêté à Mombasa, et c’est un vol local qui vous y emmène (après 2 heures de confusion).

 

 

Monnaie

 

La monnaie officielle est le Shilling Tanzanien, mais on règle tout en $, qui vaut environ 1200 Shillings. L’€ est parfois accepté, et vaut théoriquement 1400 Shillings ; mais on le prendra généralement à un taux totalement défavorable, celui du $ !

 

Climat

 

Il fait très chaud (35°C de jour, 28°C de nuit) et humide (94%). A cette époque-ci, il ne pleut pas.

Le soleil se lève tous les jours vers 6h30, et se couche à 18h30.

 

Téléphonie

 

Le téléphone est très cher : 5 ou 6€ la minute ! Le GSM fonctionne, mais uniquement s’il est tribande.

 

Internet

 

Si vous êtes dans un hôtel chic, il y a une connexion wifi dans votre chambre (pour votre propre PC portable, bien sûr).  Sinon, il y a des Internet Cafés. Ils ne sont pas chers à Stone Town (0.5$/30 min),  mais c’est 6x plus cher dans votre hôtel de plage. Enfin, c’est toujours moins que le téléphone.

Le clavier sera QWERTY ou QWERTZU (si votre hôtel appartient à une chaîne suisse), et il n’est pas sûr que toutes les touches affichent le graphisme inscrit dessus.

 

Nourriture 

 

Il y a beaucoup de Trattorias et Pizzerias pour satisfaire les nombreux touristes italiens. Il vaut mieux se tourner vers les cuisines africaines et indiennes, qui sont délicieuses. Il y aussi des restaurants de hamburgers.

 

A Stone Town, on peut manger aux Forodhani Gardens, si on n’est pas trop regardant sur l’hygiène. C’est un endroit où des dizaines de marchands font cuire leurs brochettes à la rue. Pas loin de là, le  « Monsoon restaurant » offre une cuisine swahili, absolument délicieuse et raffinée. Le «Spices rendez-vous » est un bon restaurant indien (avec musique italienne, calypso, jazz, …), mais il vaut mieux se passer de dessert. « La Fenice » est un restaurant italien, qui  offre heureusement de la cuisine locale. Il faut prendre le vin en carafe, qui coûte nettement moins cher que le vin en bouteille, pour la même quantité (ce sont de très grandes carafes). S’il y a des clients italiens,  ils seront en groupe et très bruyants ; ils mangeront des pizzas, des frites et de la glace, et ils boiront une bouteille de Lemoncello. Il y a aussi le « Sunrise », qui tient beaucoup plus de la gargotte que du restaurant, mais qui n’est pas mauvais.

 A éviter : «  Amore Mio », (encore un italien évidemment) où il y a trop de monde, avec un personnel  lent et visiblement dépassé. De plus, on dirait qu’on ne sert que de l’eau ou du coca. Il y a un autre restaurant à côté, sur un toit (au 3è ou 4è étage) ; on y est servi tout de suite, mais ce n’est pas très bon.  

 

Dans votre hôtel de plage, vous n’aurez pas trop le choix, car il est en All-In. D’ailleurs, il n’y a absolument aucun restaurant dans le coin. Si vous avez de la chance, le buffet vous offrira des plats africains, des curries indiens et du poisson. Il y aura une Pizzeria (toujours les Italiens), qu’il est tout à fait inutile d’essayer : le buffet est meilleur. Il y a aura aussi un restaurant « à la carte » payant, que vous n’aurez pas nécessairement envie d’essayer après avoir vu ses prix. D’autant plus que vous vous demanderez comment on peut offrir une carte aussi fournie pour un si petit nombre de tables (si ce n’est en utilisant  des surgelés).   

 

Faune

 

Des chats, dont certains en très mauvais état (près des Jardins Forodhani) ; ceux de l’hôtel ne meurent vraiment pas de faim, même si certains serveurs essayent de les chasser du restaurant. Des chiens, qui s’attachent tellement à vous, que les clients de l’hôtel croient que vous avez emmené vos propres chiens en vacances ; il faut fermer la porte du bungalow, sinon ils viennent dormir sur votre lit. Des singes, dont des Red Colobus, très rares, à Jozani ; ils ne sont ni agressifs, ni peureux. Des dauphins, que l’on vous proposera d’aller voir dans une excursion chère (et assez loin de l’hôtel), pour nager avec eux. Ce n’est pas vraiment utile, car vous avez de bonnes chances d’en voir aussi lors de l’excursion vers un banc de corail ; quant à nager avec eux, ce n’est pas vraiment possible car ils sont très rapides, et non apprivoisés. Des moustiques, pas particulièrement agressifs ; et puis, il y a la moustiquaire autour du lit.   

 

 

Circulation routière

 

On roule à gauche. Les routes ne sont pas en trop mauvais état. Il n’y a que deux carrefours avec feux de signalisation sur l’île. Il y a beaucoup de barrages de police, et il n’est vraiment pas conseillé de photographier la police.

 

Sécurité et ennuis locaux

 

Les guides touristiques sont pleins de conseils qui frisent la paranoïa : il faut se promener sans argent ni bijoux ( ni bagues, ni colliers, …); il faut faire très attention à son appareil photographique, etc. C’est très exagéré. Nous n’avons jamais eu un sentiment d’insécurité (comme en Gambie), même en nous promenant seuls dans les ruelles de Stone Town (et même la nuit, en revenant du restaurant). Les gosses ont tendance à chaparder : il suffit de faire attention.

Les guides parlent abondamment des vendeurs et guides locaux, qui sont une plaie à éviter. Il y en a, mais on peut s’en débarrasser sans grosse difficulté (et en évitant les endroits trop touristiques).                                                                            

 

Où loger ?

 

A Stone Town, au Serena Inn, qui fait partie des Small Luxury Hotels of the World. Très chic. Bill Clinton y est venu l’année passée.

 

A Kiwengwa, au Mapenzi Beach. L’hôtel est de style typique, avec les zones communes en forme d’énormes huttes. Il n’y a que 87 bungalows, répartis dans un très grand parc plein d’arbres et de fleurs. Ils sont étagés sur de nombreux niveaux ; il y a donc beaucoup de marches, mais c’est très joli, et pas vraiment gênant. Les bungalows sont OK, mais assez rustiques comparés au Serena Inn de Stone Town.  Les plus récents, mieux équipés, sont moins bien placés car ils n’ont pas de vue sur la mer. La salle de bains est gigantesque ; il y a un frigo (bruyant la nuit) ; on a un grand divan sur la terrasse.

Il y a une abondance de lits de plage, que l’on déplace sous les arbres pour se mettre à l’ombre (ou au soleil, selon le cas). Les sports nautiques et la natation ne sont possibles qu’à marée haute, car la mer se retire sur plusieurs centaines de mètres à marée basse. Si l’on veut se rafraîchir, il faut aller dans la piscine car, soit il n’ y a pas d’eau (marée basse), soit elle est trop chaude..

L’hôtel a un groupe d’animateurs, dont le chef s’appelle Sunday (pas Friday) : leçons de tressage, de danse, de gymnastique, de tir à l’arc, de voile, … Il y a une journée à thème (africain, bien sûr) par semaine, avec démonstration de cueillette de noix de coco, souper (sur la plage) avec danses plus ou moins traditionnelles (les Masai sortent du groupe quand leur GSM sonne), …

Il y a 2 boutiques (avec de magnifiques vêtements italiens … bien sûr) et la possibilité de se faire masser (si les masseuses ont correctement enregistré votre réservation). Il y a aussi un bureau où l’on peut réserver des excursions, au cas où l’hôtesse de Neckerman brillerait par son absence (ça revient plus cher, mais on peut alors réserver une excursion pour soi uniquement, sans d’autres touristes).

Il y a un salon TV, pour compenser l’absence de radio et TV dans les chambres. On trouve à la réception les principales nouvelles du jour (éditées par une société belge), en français, anglais, américain, espagnol, allemand et italien.

Il y a un coin où les clients abandonnent les livres qu’ils ont lus. Pour une raison incompréhensible, ils sont presque tous dans une langue nordique (alors qu’il n’y a aucun client nordique à l’hôtel). Parmi les livres en français, il y a  « Petits crimes conjugaux » d’Eric Emmanuel Schmitt.

Le personnel est compétent et serviable, bien que parfois un peu lent. Il ne faut pas se faire servir par un débutant (identifiable au fait qu’il ne comprend pas l’anglais), car il inondera de vin la table et les chaises (et vos genoux, à moins que vous ayez eu la bonne idée d’aller vous servir au buffet à ce moment-là).    

 

Achats

 

Il faut marchander, sauf dans Kenyatta street (à Stone Town), bien que ce soit là qu’on fait les meilleures affaires. Nous recommandons « Memories », un beau magasin moderne, avec des prix très honnêtes. Il faut absolument éviter les boutiques du Fort Omani, malgré ce que vous aura conseillé le guide.

 

A la plage, toutes les boutiques sont tenues par des (faux?) Masai, qui parlent italien et portent des lunettes Ray-Ban. Ils sont assez sympas, et vendent tous la même chose, au même prix (de départ). On ne sait pas qui vend quoi : on  discute avec l’un, mais c’est un autre qui touche l’argent.

 

Parmi les achats à faire : des T-shirts « Tintin à Zanzibar » que l’on trouve au « Zanzibar Curio Shop » de Stone Town ; des épices et des huiles essentielles.

Ce qu’il ne faut pas acheter : des coquillages (car on les trouve soi-même sur la plage), des plaquettes de bois d’ébène (car ils peignent en noir du bois tout à fait normal), des peintures sur toile (à moins d’avoir très mauvais goût). 

 

A voir

 

* * * Stone Town

La capitale de Zanzibar, qui est considérée comme Patrimoine de l’Humanité de l’UNESCO. C’est aussi la ville natale de Freddie Mercury (Queen). Un labyrinthe de ruelles (dont certaines au nom amusant, comme « Suicide Alley »), où on arrivera à ne pas se perdre si on achète un plan (3$). Les maisons ont presque toutes de splendides portes en bois avec de gros clous, mais elles auraient grandement besoin d’être restaurées.   

 

* * le Palace Museum et la Maison des Merveilles (House of Wonders) : deux musées dans un état de délabrement total, mais fort intéressants néanmoins ; il n’y aura presque personne, sauf des écoliers (tous en uniforme, et très bien élevés).  

 

* l’Eglise Anglicane et l’ancien Marché d’Esclaves : bof …

 

* * * Spice Tour

Excursion avec explications dans une plantation d’épices, à une vingtaine de km de Stone Town.  C’est une espèce de jungle, où tout pousse de façon démesurée. Les femmes reçoivent un sac en palmes tressées, et les hommes un chapeau et une cravate. On goûte des fruits à la fin. On peut aussi acheter des épices, si on ne l’a pas déjà fait au marché de Stone Town.

 

* * * visite à Pwani Mchangani

Le village local se trouve à plus ou moins 2km de l’hôtel, par la plage. C’est un vrai village africain de pêcheurs, peu touché par le tourisme. Il n’y a ni bar, ni restaurant, ni boutique de souvenirs ; rien qu’une épicerie où on achète des bonbons et biscuits pour la myriade d’enfants du village. Ces derniers s’accrochent aux touristes en leur prenant la main, et réclament des bonbons et des $. Ils parlent un mélange d’italien (les filles s’appellent toutes Caramela) et de swahili. Ils ont tendance à chaparder, en se servant directement dans vos poches, en tirant sur vos bagues et colliers, … Ils se battent entre eux pour les bonbons, et il est donc indispensable de structurer la distribution, pour éviter l’émeute. Il y a une école, avec 740 élèves et 25 professeurs. Certains élèves font 2h de route pour y arriver.  

 

* * * Jozani Forest

C’est un parc national,  où vivent les singes Colobus en liberté. Très belle jungle, et pas de foule : il y a moins de 100 visiteurs par jour. On est à l’abri du soleil, mais il fait étouffant, car très humide.  

 

* * * la barrière de corail

A marée basse, la mer se retire très loin. La barrière de corail n’est pas très spectaculaire (elle ressemble à un rocher plat, ou un brise-lames), mais c’est toute la plage qui est extraordinaire : des bancs de sable, de l’eau tout à fait transparente, des milliers d’oursins, la vie aquatique dans les mares d’eau, avec des coquillages vivants, ….Des piquets ont été plantés dans le sable, entre lesquels poussent des algues qui sont cueillies par les femmes du village. C’est vraiment exceptionnel.   

 

* * la vie sous-marine

Un récif corallien entoure l’île de Mnemba et son atoll. L’île elle-même n’est accessible qu’aux clients  de son hôtel, pour la modique somme de 1700$ la chambre double par nuit !!!. On y fait de la plongée, ou du tuba. Les fonds marins sont très beaux, mais il y a vraiment trop de monde. Vous pouvez acheter une caméra sous-marine à l’hôtel, mais il n’est pas du tout sûr qu’elle est étanche. Le voyage en hors-bord est très chahuté, et il est conseillé de prendre des médicaments contre le mal de mer. Si vous avez de la chance, vous verrez des dauphins en chemin.  

 

* * excursion en dhow

Pour rentabiliser leurs bateaux, les pêcheurs les louent pour de (trop) courtes excursions le long de la côte.

 

Documentation

 

« The Rough Guide to Zanzibar »

 

« Mémoires d’une Princesse Arabe de Zanzibar », où l’auteur écrit (en 1886) des énormités telles que :

·         (à propos de l’aumône obligatoire aux pauvres) « … il est évident qu’un contingent de mendiants est en quelque sorte indispensable dans un état mahométan pour permettre à chacun de remplir ses devoirs de charité. »

·         « les nègres ont, parmi tous leurs défauts, celui d’être on ne peut plus désordonnés. »

·         « les nègres ne sont pas de modèles de vertu … Il y a parmi eux des voleurs, des ivrognes, des déserteurs, des incendiaires. On est bien obligé de les punir. Mais comment ? L’emprisonnement  n’est pas un châtiment qui les effraie, au contraire : un nègre se trouvera très heureux de passer quelques jours en prison, à l’abri de la chaleur et du travail. Il pourra dormir et rêver …et prendra des forces nouvelles pour continuer le cours de ses forfaits une fois rendu à la liberté. »

·         « Souvent une grande dame ressent une vive sympathie pour une esclave étrangère, bien entendu jamais une négresse, …. »

·         « Dans l’Orient véritable (dont on exclut la Turquie, l’Egypte et la Tunisie à cause de leur demi-culture) … »

·         «  … car ces Banyans et Indous sont, je le répète, les plus infâmes trompeurs …. et ils sont en plus extraordinairement lâches. »

 

 

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